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Les bavardages, Épisode 1

  • bib-assia-djebar
  • 17 févr. 2018
  • 3 min de lecture

Le 4e samedi du mois, on se retrouve à la bibliothèque pour papoter de livres, de films, d'expos, etc. bref, de tout ce qui nous a plu ces derniers temps. Le samedi 27 janvier, pour cette première séance, Catherine et Amandine accueillent Marie-Anne, Guy et dans l’espace actualités de la bibliothèque.

Marie-Anne nous parle de Petit Pays, goncourt des lycéens 2016, qui l’a enthousiasmée. L’auteur, Gaël Faye, est slammeur à l’origine. Dans ce livre, il parle de son pays, le Rwanda, rongé par la guerre civile et de son enfance là-bas, pas forcément triste, surtout nostalgique.

Catherine nous propose Itinéraire d’un poète apache de Guillaume Staelens. C’est un premier roman, un road-movie à travers l’Amérique des années 80 et tous ses arts. C’est aussi le parcours initiatique d’un jeune métisse indien/américain qui rejette la société de consommation et se marginalise.

Pour Amandine c’est Merci Patron : Documentaire qui a fait beaucoup de bruit à sa sortie, réalisé par François Ruffin, devenu depuis député. Le chouette propos – c’est le gros poisson qui se fait manger par le tout petit - est un peu terni par le fait qu’on ne ressent pas de solidarité entre les salariés. En gros, une famille s’en sort mais les autres familles, ayant accepté des indemnisations, sont toujours autant dans la galère à la fin du film.

Catherine rebondit avec Discount un film de Louis-Julien Petit (avec Corinne Masiero), une fiction cette fois, dont l’action se déroule dans un supermarché discount qui va bientôt licencier la majorité de ses employés avec le passage aux caisses automatiques. Les employés décident de voler petit à petit dans les stocks du magasin afin de pouvoir les revendre dans une épicerie solidaire qu’ils ont monté tout seul dans la ferme d’une des employés. La solidarité qui semble manquer à Merci Patron est retrouvée ici car tous se serrent les coudes…jusqu’à un certain point.

Puisqu’on est dans les supermarchés et le traitement de leurs employés, on parle de Debout Payé de Gauz sur l’évolution du métier de vigile de supermarché, ce qui nous fait penser au film de Stéphane Brizé,

La loi du marché avec Vincent Lindon. Dans ce film, il incarne un homme de 51ans qui retrouve enfin un travail après des mois de galère, un poste de vigile de supermarché. Seulement, sera-t-il capable de tout accepter, de surveiller, de dénoncer les voleurs (et ses collègues) pour garder son emploi ?

Violence des échanges en milieu tempéré, est aussi un film sur la capacité ou non des gens dont c’est le métier de licencier, dénoncer, mettre dans la galère des gens qui a priori n’ont rien demandé.

Ressources humaines de Laurent Cantet est un peu sur le même thème aussi mais en plus cruel. Un étudiant en école de commerce va faire un stage dans l’entreprise où travaille son père et est chargé de rédiger un rapport sur l’application des 35h, travail qui à terme amènera des licenciements dont celui de son propre père.

Deux jours une nuit des frères Dardenne est plus centrée sur la solidarité ou non entre employés en cas de licenciement. L’histoire est toute simple, le personnage incarné par Marion Cotillard a deux jours une nuit pour faire le tour de tous ses collègues afin de les convaincre de renoncer à leur prime pour pouvoir conserver son travail.

On dévie un peu avec Article 353 du Code Pénal de Tanguy Viel, la confrontation entre un juge et un prévenu accusé du meurtre d’un promoteur immobilier. Il ne faut pas essayer de savoir ce qu’est cet article avant de lire le livre (cela gâcherait la surprise) mais sachez que sa révélation finale éclaire tout le livre et que l’attente en vaut la peine.

Une chance folle d’Anne Godard nous parle de la reconstruction physique et psychique d’une jeune femme brûlée à quelques mois à peine.

Saviez-vous qu’il y avait une communauté de béguines au Moyen-Âge à Paris ? C’est tout le propos de La nuit des béguines d’Aline Kiner. La liberté des femmes était très mal vue (l’est-elle moins aujourd’hui ?) par la société de l’époque. Le roman est sous fond d’intrigue historique.

Une rencontre à Pékin de Jean-François Billeter, histoire de sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme. Ce journal a été écrit à la suite de la mort de sa femme mais ça n’est pas un récit pathos pour autant.

C’est plutôt une réflexion sur ce que lui apporte l’émotion de rendre presque présent physiquement quelqu’un d’absent.

Voilà qui conclue nos tout premiers bavardages, prochain rendez-vous le samedi 24 février à 16h dans l’espace FaiZyTout, tout au fond de la bibliothèque.

 
 
 
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